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Législation et réglementation
La Billeterie | La Billeterie |
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| 03-07-2008 | |
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L’émission et la conservation de la billetterie Le principe de base en matière de billetterie de spectacles
C’est principalement le Code général des impôts qui fixe les règles applicables à la billetterie des spectacles . Il pose le principe du billet individuel : tout spectateur qui se présente dans un établissement de spectacle comportant un prix d’entrée, doit être porteur d’un billet, délivré avant l’entrée dans cet établissement. Il ne peut donc être délivré de billet « de groupe », valant pour plusieurs personnes en même temps. Seule une contremarque pourra être délivrée, à échanger à l’entrée contre autant de billets qu’il y a de spectateurs dans le groupe. Par ailleurs, le billet est obligatoire lorsque le spectacle est payant. Ce n’est donc que pour les spectacles entièrement gratuits qu’un billet ne sera pas nécessaire. Néanmoins, même dans ce cas un billet est recommandé dans la mesure où il permettra d’inscrire au verso des dispositions générales relatives au déroulement du spectacle (voir ci-dessous) qu’il importe de faire connaître au spectateur. De plus, pour les invitations distribuées pour un spectacle payant, un billet devra être délivré au spectateur invité et la mention de gratuité devra apparaître sur le billet. Caractéristiques du billet de spectacleIl y a à ce jour deux types de billets :
Attention : l’Administration modifie actuellement la réglementation de manière à prendre en compte la « billetterie dématérialisée », très développée dans la vente à distance : prochainement, un fac-similé de billet (imprimé par le spectateur via Internet) ou un code barre enregistré sur un téléphone portable, constitueront de véritables billets (alors qu’actuellement ces moyens sont contrôlés à l’entrée en échange d’un vrai billet). Le billet comporte obligatoirement deux parties, voire trois en cas de billetterie manuelle :
L’organisateur du spectacle (producteur ou diffuseur), qui est le responsable de la billetterie, est libre de choisir la présentation du billet sous réserve d’y faire figurer au recto toutes les mentions obligatoires suivantes (sur chaque partie du billet) :
Des mentions facultatives peuvent être apposées au dos du billet : elles visent le fonctionnement du spectacle et les instructions à respecter par le spectateur : interdiction de revente, informations liées à la sécurité, conditions de sortie en cours de spectacles, interdiction d’enregistrement et de photographies, conditions de remboursement du billet en cas d’annulation, etc. Ces mentions sont importantes car d’un point de vue juridique, le billet constitue un contrat formé entre le spectateur et le producteur ou diffuseur du spectacle, par lequel ce dernier s’engage à présenter au spectateur un spectacle dans les conditions précisées sur le billet. Les diverses déclarations d’activitéPour éviter au maximum les fraudes (impression de billets non déclarés à la vente), la billetterie est un secteur très contrôlé, qui impose plusieurs déclarations : les fabricants, imprimeurs et importateurs de billetterie doivent déclarer leur activité ainsi que la livraison des billets au service des impôts dont ils relèvent ; les détenteurs d’un logiciel de billetterie informatisée doivent en faire la déclaration auprès du service des impôts dont ils dépendent, au plus tard lors de la première utilisation. Cette déclaration comporte de nombreuses mentions, et le détenteur du logiciel doit respecter un cahier des charges précis lors de la fabrication des billets (arrêté du 8/03/1993). Le contrôle de la recetteLe responsable de la billetterie (producteur ou diffuseur du spectacle), ou toute personne à qui il a confié la gestion de la commercialisation de la billetterie, doit établir à la fin de chaque représentation ou journée un relevé comportant les mentions suivantes : n° des premier et dernier billets délivrés et le nombre de ceux-ci ; Attention de bien conserver les billets annulés : si des billets sont manquants, ils seront considérés, en cas de contrôle, comme ayant été vendus. Le relevé de recettes est un document très important :il permet de constater de manière définitive le montant des recettes du spectacle ; Par ailleurs, ces relevés de recettes ainsi que les coupons de contrôle, les billets invendus, les souches en cas de billetterie manuelle et les états informatiques en cas de billetterie informatisée, doivent être conservés pendant une durée de six ans. Mais pour des raisons de stockage, l’Administration a introduit une tolérance de conservation des souches et coupons de contrôle pendant un an seulement, à condition d’en avoir obtenu l’autorisation préalable et écrite du service des impôts dont on dépend. Lors de la destruction des éléments, un agent des services fiscaux doit être présent pour la constater dans un procès-verbal. Billetterie et modification du spectacleLes règles pour l’émission de la billetterie étant très strictes, la modification d’un spectacle, et plus particulièrement d’une mention obligatoire figurant sur le billet (changement d’artiste, annulation ou report, changement de lieu), a dès lors de fortes conséquences sur la validité de celui-ci. D’un point de vue fiscal, les billets imprimés tels qu’ils ont été déclarés ne sont plus valables. Il doit alors être procédé à leur destruction et à l’émission d’une nouvelle billetterie. Le non respect de cette obligation est sanctionné par une amende de 15 à 30 euros par billet non conforme. Néanmoins, la billetterie initiale peut rester valable, à condition d’en faire la demande auprès du centre des impôts de la ville où le spectacle est reporté et d’obtenir une réponse préalable écrite et positive. Par ailleurs, rappelons que d’un point de vue juridique, le billet est un contrat entre le producteur ou diffuseur du spectacle, et le spectateur. Toute modification liée au spectacle signifie donc que le producteur/diffuseur ne remplit pas son contrat, et doit donc rembourser le spectateur, si celui-ci le souhaite. Le fait que le spectacle soit reporté ou avancé à une autre date (jour ou horaire) ou un autre lieu ne modifie en rien ce raisonnement .Enfin, un spectacle peut être interrompu notamment pour des raisons techniques, climatiques (en cas de plein air) ou de sécurité. Les dos de billet indiquent alors parfois que les billets pourront être remboursés si la représentation n’a duré qu’un temps déterminé, fixé par les usages à une heure. Si l’interruption de la séance survient au-delà de cette durée, on peut considérer que le producteur/diffuseur a rempli son obligation contractuelle envers le spectateur, et le remboursement du billet n’est pas dû, sous réserve bien entendu que la cause de cette interruption soit extérieure au producteur du spectacle ou à ses préposés (incendie, alerte… et de manière générale tous les cas de force majeure). La commercialisation de la billetterieLa distribution de la billetterie : Le producteur (ou le diffuseur si le spectacle lui a été cédé par le producteur), détenant les droits d’exploitation du spectacle, est de fait le propriétaire, et donc le responsable, de la billetterie du spectacle. Comment va s’opérer la fabrication et surtout la distribution des billets auprès des spectateurs ?Plusieurs solutions sont envisageables : Le producteur/diffuseur peut se charger de fabriquer cette billetterie et de la mettre à disposition des différents points de vente ou directement auprès des spectateurs. Le producteur/diffuseur délègue la distribution de la billetterie au lieu où se déroule le spectacle, qui dispose d’un point billetterie. Le producteur/diffuseur délègue la distribution de la billetterie à un promoteur local. Le producteur/diffuseur fait appel à des sociétés spécialisées : Fnac, Ticketnet, etc. Les contrats permettant cette distribution de billetterie :Il existe uniquement deux contrats de commercialisation de billetterie : le contrat dit « transparent » et le contrat dit « opaque ». Leurs spécificités ne sont pas interchangeables. Même si le contrat « transparent » et le contrat « opaque » présentent des ressemblances, notamment dans l’exécution, il s’agit juridiquement de deux situations différentes. Le choix du contrat est généralement opéré par le responsable de la billetterie, après négociation avec le distributeur : en tant que propriétaire de sa billetterie, il est le plus à même de déterminer le schéma juridique, fiscal et comptable qu’il souhaite pour la commercialisation de sa billetterie.
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